600 MANIFESTANTS CGT AUJOURD'HUI DANS LES RUES D'ANGERS:

Publié le par CGT DU MAINE ET LOIRE

 

A l'appel de la CGT, quelques

 

600 personnes ont défilé,

 

ce jeudi 6 février,

 

dans les rues du centre-ville d'Angers.


 

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Cliquez sur la photo pour visionner l'album photos de la manifestation.

 

 

Intervention de Pascal BOUVIER,

secrétaire de l’Union Départementale

CGT du Maine et Loire.

 

Action interprofessionnelle du 6 février 2014

 

 

Sans surprise, le président de la République a confirmé les annonces faites, lors de sa conférence de presse du 14 janvier : un cadeau supplémentaire au patronat de 30 milliards d’euros avec le transfert du financement de la politique familiale des entreprises vers le budget de l’Etat. Ce qui porte à 230 milliards les aides accordées aux entreprises. C’est une attaque de grande ampleur contre la protection sociale qui remet en cause le pacte républicain, les moyens du service public et notre modèle social issu du Conseil National de la Résistance.

 

Répondant aux vœux du MEDEF, le président de la République accentue les choix qui ont pourtant fait la preuve de leur nocivité. Le recul de la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises et les exonérations massives de cotisations sociales n’ont pas permis de créer des emplois, ni empêché l’installation d’un chômage massif. Ces politiques ont incité les entreprises à s’opposer à la hausse des salaires et à recruter de plus en plus au niveau du smic. Il marque une étape supplémentaire dans ses choix, désormais clairement assumés de favoriser les marges des entreprises et les dividendes des actionnaires.

 

De plus, il annonce de nouvelles économies se traduisant par une baisse de la dépense publique de l’ordre de 50 milliards d’euros d’ici 2017.

 

De son côté, la CGT exige des objectifs contraignants en matière d’emplois, de salaires, de réduction de la précarité, d’investissements et de relocalisation. Ces objectifs doivent être définis dans un cadre interprofessionnel clair et s’appuyer sur de nouveaux droits pour les salariés. Aussi, il faut impérativement une réévaluation du SMIC et la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires. L’augmentation des qualifications et des salaires est incontournable pour relancer l’économie et financer la protection sociale.

 

D’autant que la parution des chiffres du chômage du mois de décembre 2013 constitue un marqueur de l’échec de la politique du gouvernement. Car, non seulement, la courbe du nombre de demandeurs d’emplois en fin d’année 2013 ne s’est pas inversée comme le candidat Hollande l’avait promis, mais elle est repartie à la hausse.

 

La mise en œuvre législative de l’accord sur la sécurisation de l’emploi, la contraction des dépenses publiques, le refus de favoriser la consommation par l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires et pensions ou encore le cadeau de 20 milliards d’euros fait aux entreprises et aux actionnaires au travers du Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi, financé par la hausse de la TVA au 1er janvier 2014 n’ont fait qu’empirer la situation des salariés actifs, retraités et des privés d’emploi. Voilà, maintenant le pacte de responsabilité…

 

Dans ce contexte où les plans sociaux se multiplient, où de plus en plus de salariés se retrouvent exclus du travail, où les inégalités se creusent, où la pauvreté progresse, le Gouvernement et le Patronat vont toujours plus loin et veulent encore plus.

 

Pour ses derniers, ils s’affranchissent des 230 milliards sans contrôle des aides publiques. Un demandeur d’emploi a l’obligation, lui, de justifier qu’il est bien en recherche d’emploi. De son côté, pour le patronat a aucune contrainte liée aux aides publiques.

 

Justement, publiquement, La CGT demande la mise en place d’une commission qui analyse combien coute le « coût du capital » d’autant qu’à longueur de journée, on nous rabâche que le « coût du travail » est à l’origine de tous les maux.

 

Au contraire, ce qui bride l’activité économique et provoque le chômage, c’est le coût exorbitant du capital. Ils veulent encore l’alourdir pour les salariés. Nous avons besoin d’augmentations générales des salaires. C’est socialement juste et dynamisant pour l’activité économique.

 

Aussi, dans le prolongement du vote de la réforme des retraites en fin d’année 2013 et de la décision sous pression du patronat d’ouvrir, sans délai, ni négociations préalables, les magasins de bricolage le dimanche, le Président de la République s’est engagé à accélérer, au nom de la sacro-sainte compétitivité, la baisse du coût du travail pour les entreprises, la baisse des dépenses publiques, la déréglementation et la transformation du modèle fiscal et social français.

 

Sans intervention massive des salariés en 2014, la météo économique et sociale risque donc fort de se dégrader encore plus pour les salariés.

L’élévation du rapport de forces et la capacité des salariés à imposer d’autres choix passent par l’action ainsi que par le renforcement de la CGT. Elle réaffirme la nécessité absolue et la pertinence d’agir massivement partout, dans les entreprises, les établissements et les services.

 

La journée d’aujourd’hui se traduisant par des manifestations partout en France est le résultat d’actions sur les lieux de travail. Le nombre de manifestants est un des éléments pour évaluer le niveau de mobilisation. Mais ce qui est tout aussi important, ce sont les salariés mobilisés ce 6 février devant et dans les entreprises à l’appel de la CGT, sans participer aux manifestations. Je pense aux syndicats CGT de l’Agglo d’Angers et de la ville d’Angers sur l’emploi en intersyndicale avec la CFDT et Sud. Je pense aussi aux syndicats CGT de la métallurgie du Saumurois d’Electropoly et Altia qui ont décidé de rester sur le site industriel pour rencontrer les salariés.

 

Pour continuer à agir de façon coordonnée, l’Union Départementale CGT de Maine-et-Loire invite les salariés à se mobiliser par tous les types d’actions pour s’occuper des affaires qui les concernent pour l’emploi, les salaires, les conditions de travail et la protection sociale.

 

Continuons à populariser notre campagne sur le coût du capital.

 

Angers, le 6 février 2014

 

Mise à jour jeudi 6 février 2014.